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CANTATE DOMINO. Musique du XVIIe siècle, au temps du
grand Duché de Lituanie. Extraits de l’album de Sapieha et du cahier
d’organiste de Kražiai.
Enregistré en 2006 dans la petite aula de l’Université de Vilnius et
dans le studio d’enregistrement de Vilnius. Les régisseurs, Rimantas
Motiejūnas et Normantas Ulevičius, l’ont édité à la
maison de production
musicale « Semplice ».
Le disque compact est en vente également à l’accueil de la cathédrale
de Vilnius au prix de 30 Litas. |
Contenu
(en cliquant sur les chants présentés, vous pouvez vous les envoyer et les
écouter en format mp3)
1. Magnificat octavi toni* |
1.05 |
2. Kyrie paschale* (Lux et origo) |
3.21 |
3. Et in terra* (Gloria I) |
4.10 |
4. Sanctus* |
2.07 |
5. Agnus* |
1.30 |
6. Toccata* |
1.21 |
7. Kyrie Fons bonitatis* |
4.30 |
8. 3 Super primum tonum [x. Jadama]* |
3.15 |
9. Ricercata terci toni [x. Jadama]* |
3.34 |
10. 2 Super 6 tonum [x. Jadama]* |
2.21 |
11. 2 Fantasie super secundum tonum. Super secundum tonum [x.
Jadama]* |
4.34 |
12. Domine, Deus meus* |
2.02 |
13. O, vere digna hostia* |
3.08 |
14. Cantate Domino* |
2.18 |
15. Indica mihi* |
3.07 |
16. Toccata brevis. 2 Ricercari* |
1.50 |
17. Ricercare. Canzona. Ricercare* |
2.06 |
18. 2 Ricercari* |
1.28 |
19. 2 Ricercari* |
1.23 |
20. Ricercare. 2 Ricercari [Girolamo
Frescobaldi]* |
2.28 |
21. Ricercare* |
1.29 |
22. Ricercare [Girolamo Frescobaldi]. 2 Ricercari* |
3.29 |
23. Toccata F. L.* |
0.29 |
24. Tempore Adventus (Kyrie firmator sanctae)* |
3.15 |
25. Pro festo pentecostes prosa (Sequentia Veni Sancte
Spiritus)* |
3.14 |
26. Magnae deus (Kyrie magnae Deus potentiae)* |
3.22 |
27. Ricercare |
0.49 |
Interprètes :
« Schola Gregoriana Vilnensis » (2-5, 7, 24-26)
Balys Vaitkus, orgue (1-7, 23-27)
Giedrė Lukšaitė Mrázková, clavecin (8-22)
Vilma Pigagaitė, soprane (12-15)
Nerijus Masevičius, basse (15)
L’album de Sapieha et le cahier d’organiste de Kražiai sont les seuls
monuments de la culture musicale lituanienne du XVIIe siècle qui ont été
conservés. Découverts et déchiffrés il n’y a pas si longtemps, seulement à
la fin du XXe siècle, ils aident à reconstruire le dur parcours musical
lituanien dans l’espace culturel latin de l’Europe.
Le début du XVIIe siècle fut particulièrement une époque de
renouvellement de la culture artistique et spirituelle pour la Lituanie :
l’autorité de l’Eglise catholique augmentait, et on attachait une attention
particulière à l’art sacré. Grâce aux liens étroits noués avec les centres
culturels de l’Europe occidentale et grâce aux liens renforcés avec le
peuple italien, un certain style moderne, le baroque, s’annonça très tôt en
Lituanie. Le rôle de la musique instrumentale s’intensifia, le nombre de
clavecinistes, organistes et violonistes augmenta dans les hautes sphères
des dirigeants, comme dans les églises.
Au moment où on constitua l’album de Sapieha, Leo Sapieha (1557-1633),
diplomate et politique émergeant, se faisait remarquer dans la vie de l’Etat
lituanien. Imprimé sur la couverture de l’album, un super exlibris de la
famille de Sapieha montrait les enchaînements avec une église, ou abbatiale,
appartenant à l’ordre de Saint François, protégée par les grands seigneurs.
Le réalisateur de l’album est inconnu ; la question des droits d’auteur, à
peu d’exceptions près, reste ainsi sans réponse.
« Le cahier d’organiste de Kražiai » est le journal d’un long et
laborieux parcours vers une maîtrise professionnelle ; on peut y entendre
les efforts évidents d’un musicien lituanien inconnu, tentant d’écrire selon
les nouvelles pratique et théorie de la musique de ce temps-là.
Vraisemblablement vers 1618, le réalisateur du cahier étudiait la musique au
monastère cistercien de Vengrov, en Pologne, où J. K. Katkevičius, fondateur
de l’église et du collège jésuite de Kražiai, l’avait envoyé.
« L’album de Sapieha et le cahier d’organiste de Kražiai » présentent
très nettement la situation de la musique pour clavier en Lituanie. Pour
l’enregistrement, les pièces les plus caractéristiques ont été sélectionnées
dans le manuscrit. La plupart des œuvres (indiquées par une étoile sur le
livret) sont ici interprétées et enregistrées pour la première fois.
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